La grammaire est toujours un défi… Le niveau de l’école publique étant absolument catastrophique (très très peu d’attendus et trop peu de répétitions), je suis plus ou moins obligée de faire un soutient à la maison. Mais c’est une activité très scolaire et qui manque souvent du côté ludique. Il faut redoubler d’imagination ! Voici ma proposition pour une petite leçon facile : les conjonctions de coordinations.

L’histoire

Nous allons commencer par une lire une histoire intitulée “Mais où est donc Ornicar ?“, tirée du magazine Histoires pour les petits n°162 paru en avril 2017. Comme quoi, n’en déplaise à Marie Kondo, garder des choses anciennes dans un coin peut s’avérer utile…

Ce matin, la ferme toute entière a oublié de se lever. Le coq Ornicar a disparu ! Après une journée d’absence, il réapparait enfin, portant une grosse écharpe. Victime d’une extinction de voix, il s’est rendu en ville pour acheter un gros réveil bien bruyant pour le remplacer.

La leçon

Une fois l’histoire lue, nous déclinons la leçon :

Les conjonctions de coordination servent à relier deux mots ou deux phrases entre elles. Elles sont invariables. Il en existe sept : mais, ou, et, donc, or, ni, car à retenir par la phrase mnémotechnique “Mais où est donc Ornicar ?.

Mais et or indiquent une opposition.

Ou (ou bien – sans accent) indique un choix.

Et relie deux éléments.

Donc indique une conséquence.

Ni (ni, souvent par deux) permet d’exclure.

Car indique une cause.

Nous essayons ensuite d’inventer une phrase avec chacune des conjonctions. Attention à bien employer le ou de “ou bien” et non pas l’adverbe ou le pronom… Pas du tout comme dans la phrase mnémotechnique donc ! ☺

L’activité

Pour illustrer la leçon, quoi de mieux qu’un beau dessin ? Sur une grande feuille de papier, proposer à l’enfant de dessiner un poulailler avec le beau coq Ornicar portant fièrement une écharpe colorée et sept petites poules. Chaque poule sera accompagnée d’un phylactère dans lequel sera inscrit une des conjonction de coordination à retenir. Et voilà, la grammaire c’est aussi simple que ça !

J’ai créé un petit tuto pour dessiner facilement une poule étape par étape pour les enfants qui aiment suivre des instructions. Pour le coq, il suffit d’agrandir les plumes de la queue et de grossir crète et barbillons.

Dessiner une poule étape par étape

Les éditions Milan ayant refusé ma demande d’autorisation de diffusion de l’histoire sur le blog, je peux malheureusement pas la mettre en téléchargement ici : la diffusion pédagogique est autorisée seulement au sein des écoles et/ou pour un usage familial, mais pas via un blog.

Si vous êtes coincés, vous pouvez toujours m’envoyer un mail…

Pour aller plus loin

Cette activité est bon prétexte pour glisser une petite leçon de choses et jouer à rechercher les différences entre un coq et une poule, voir même embrayez sur bien plus, adopter des poussins, produire vos propres œufs… bref, voilà que je m’emballe encore. Les joies de l’instruction en famille et de son absence de barrière entre la vie et les savoirs !

Quelques idées de lectures (qui existent aussi en poche) :


Journal de bord

Activité réalisée par Baptiste, 8 ans et demi, classe de CE2.

Son avis sur la leçon : ♥♥♥

Commentaire : “En tout cas, c’était une manière de travailler un peu mieux que d’autres !”

Mon avis : “Une leçon facile dans tous les cas, mais qui est un bon prétexte pour faire d’une leçon de grammaire un moment vraiment ludique, pour dédramatiser la matière.”

Et je suis tellement fan du dessin avec ces poules qui regarde en haut, en bas, sous terre… qu’il est désormais encadré dans le couloir ♥

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