La passion pour la mythologie grecque fait son grand retour, après quelques années de dormance. Il est tant de ressortir de l’étagère les magnifiques livres et de proposer quelques bricolages.

Les livres

Très clairement, les livres d’Yvan Pommaux sont les meilleurs livres sur la mythologie de la Grèce antique que j’ai eu l’occasion de lire. Les récits sont tous conformes, précis et les illustrations absolument splendides.

Accessibles en lecture offerte dès la fin de la maternelle, puis en lecture automne en primaire, ils sont tellement bien faits que même les adolescents et les adultes trouveront un grand plaisir à y découvrir ou redécouvrir les récits classiques.

Des informations supplémentaires comme des cartes en fin de livre permettent de mieux comprendre les récits.

Les activités

Vase en carte à gratter

C’est juste impossible à photographier… c’est beaucoup plus beau et scintillant en vrai !

Matériel :

  • des cartes à gratter format A5 minimum (les nôtres viennent de chez Action)
  • du canson orange
  • un feutre noir
  • de la colle en bâton
  • un crayon de papier + gomme
  • des ciseaux
  • un cutter (à utiliser par l’adulte)

L’enfant dessine au dos la carte la silhouette du vase et la découpe. Attention à se placer sur une table bien propre et à ne pas appuyer trop fort sur le crayon et la gomme pour ne pas abimer l’autre côté. Puis, en s’inspirant des motifs des vases grecs, il gratte la carte pour l’illustrer. L’adulte évide délicatement les anses avec le cutter.

L’enfant décore le pourtour du canson avec une frise au feutre noir puis colle son vase au centre. Voici quelques exemples de motifs possibles, faciles à réaliser :

Œil de cyclope

Matériel :

  • feuille de papier carré (taille idéale 12×12 cm)
  • crayons de couleurs (ou feutres ou pastel gras)
  • feutre noir
  • facultatif : gabarit pour tracer un cercle

Pour la réalisation, je vous envoie directement au tuto que j’ai suivi.

Pour aller plus loin

Pour prolonger le jeu, la série History de Playmobil est très probablement le meilleur apport ludique possible. Avec un large choix de 12 divinités et les plus grands héros (Ulysse, Hercule, Jason…) chaque enfant trouvera des possibilités d’aventure. Nous avons opté pour l’Illiade, avec comme boîte de base celle contenant Ulysse sur son radeau avec la magicienne Circé, ainsi que quelques divinités nécessaires au bon déroulement de l’aventure.

Zeus
Poséidon
Athéna
Hermès

Combinés à nos unit blocks en bois Melissa et Doug – qui résistent merveilleusement bien aux années qui passent – le décors prends forme :

A l’heure où j’écris ces lignes, les blocs que nous possédons sont introuvables en France – j’avais déjà eu du mal à trouver les blocs architecture à l’époque, je les avais importé des Etats-Unis via Amazon… Mais pas de panique, vous pourrez trouvez facilement des blocs standards d’un autre fabriquant chez Tangram Montessori.

Cyclope minute

Le cyclope Polyphème de Playmobil n’est pas vraiment une réussite : ils ont juste repeint un troll, il a donc la forme des deux yeux encore très (trop) visible. De plus il est vendu avec Ulysse, ce qui ferait inévitablement un doublon. Nous avons donc décidé de faire notre propre cyclope à partir d’un troll que nous possédions déjà. L’astuce ? Recouvrir les yeux avec un petit boudin de Patafix et placer un petit œil mobile de loisir créatif en plein milieu. Et voilà un magnifique cyclope fait maison avec ce que nous possédions déjà !


Journal de bord

Activités réalisées par Baptiste, 8 ans et demi, classe de CE2.

Son avis sur la leçon : ♥♥♥♥

Commentaire : “C’était vraiment chouette, le thème est très sympathique. J’ai aimé dans l’ordre les constructions Playmobil, l’œil du cyclope puis le vase.”

Mon avis : “La frise entourant le vase à gratter à déclenché à la maison une des pires disputes de toute l’histoire des disputes. Baptiste criait, je criais, son père criait… En cause ? Son perfectionnisme absolu lorsqu’il s’agit de faire un dessin ou du travail manuel. Il est éternellement insatisfait, recommence – dans les pleurs – 10 fois de suite en gaspillant une quantité de papier phénoménale. Et plus il s’énerve, moins le résultat est bon, ce qui conduit souvent à l’abandon pur et simple de l’activité. Ici, nous avons stoppé l’activité pour la reprendre, dans le calme, quelques jours plus tard. Mais une fois réussi, il a tellement aimé le résultat qu’il a refait des dessins avec une frise identique, pour nous et pour offrir à sa maîtresse. Ses copains, très intéressés, lui ont demandé d’expliquer la technique !”

J’ai mené une longue réflexion sur la cause de cette éternelle perfection qui lui complique la vie, je vous prépare un article à ce sujet bientôt.

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